Actualités Syndicales

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Les nouvelles règles CEE donnent enfin plus de pouvoir aux travailleurs

L'Union européenne a adopté une nouvelle directive sur les comités d'entreprise européens (CEE). Cela peut sembler technique, mais pour les travailleurs, c'est tout sauf un détail. Alors que les multinationales restructurent, investissent ou mettent en concurrence leurs sites, les représentants des travailleurs obtiennent davantage de droits et un levier plus important au niveau européen.

L'attaque contre l'indice recalculée

Les décisions prises concernant l'indexation ont une incidence sur l'ensemble de votre carrière. Le gouvernement de l'Arizona le prouve une fois de plus avec sa décision d'appliquer deux fois un « saut d'indexation allégé ». Une mesure qui semble temporaire sur le papier, mais qui, en réalité, entraîne une perte de pouvoir d'achat à vie.

Assouplissement du travail de nuit, primes sous pression

Le gouvernement de l'Arizona lève davantage l'interdiction générale du travail de nuit. Le cadre juridique est adapté pour le secteur de la distribution et du commerce électronique, et cet assouplissement est étendu à des secteurs connexes, notamment les commissions paritaires 100 (commission restante des travailleurs), 127 (commerce des carburants), la commission paritaire 140.03 (transport routier pour le compte de tiers) et la commission paritaire 149.04 (commerce des métaux).

Cela a des conséquences concrètes sur les prestations du soir et de nuit, en particulier pour les nouveaux travailleurs.

Que dit exactement la loi ?
  • Le travail de nuit reste légalement défini comme le travail effectué entre 20 heures et 6 heures.
  • Dérogation spécifique : pour le secteur de la distribution, le commerce électronique et les secteurs connexes, le travail de nuit est désormais limité aux heures prestées entre 23 heures et 6 heures.

Concrètement, cela signifie que

  • le travail entre 20 h et 23 h n'est plus considéré comme du travail de nuit dans ces secteurs ;
  • les primes de nuit ne sont légalement obligatoires que pour les prestations entre 23 h et 6 h.

Sous la pression des syndicats, les plans initiaux du gouvernement – qui prévoyaient que les primes ne s'appliqueraient qu'entre 24 heures et 5 heures – ont été modifiés. Néanmoins, cet assouplissement reste problématique.

Qu'est-ce que cela signifie pour le commerce des métaux ?

Pour les nouveaux travailleurs à partir du 1er avril 2026

  • Les primes et avantages pour le travail entre 20 heures et 23 heures ne sont plus automatiquement dus.
  • Seules les prestations entre 23 heures et 6 heures donnent encore droit à une indemnité de nuit légalement obligatoire.

Pour les travailleurs déjà en service avant le 1er avril 2026

  • Les primes existantes sont maintenues.
  • Les employeurs ne peuvent pas les supprimer unilatéralement.
Des dérogations restent possibles

Important :

les conventions collectives sectorielles ou d'entreprise et les règlements de travail permettent de conclure des accords plus favorables que ceux prévus par la loi, même si les employeurs ne sont pas toujours disposés à le faire.

Il s'agit là d'un levier syndical évident.

Position de la FGTB

L'extension de ce régime assoupli au commerce des métaux est un choix politique, et non une nécessité économique. Bien que le pire ait été évité, le fond de la mesure reste problématique :

  • les nouveaux travailleurs bénéficient d'une protection moindre ;
  • les travailleurs d'un même lieu de travail risquent de subir des inégalités de rémunération ;
  • le travail de soirée et de nuit devient moins cher, mais pas plus facile à gérer.

Pour la FGTB, la ligne reste claire : le travail de soirée et de nuit doit rester exceptionnel. De nombreuses études démontrent ses effets négatifs sur la santé des travailleurs. Au minimum, ces prestations doivent être correctement rémunérées et convenues collectivement.

IA : 10 questions pour le comité d'entreprise et le CPPT

L'intelligence artificielle (IA) a une influence croissante sur le marché du travail, même si son impact varie considérablement selon le secteur et la fonction. Pour la FGTB, il est important que les représentants des travailleurs se penchent sur ce thème et sachent ce qui se passe (ou ne se passe pas) dans leur entreprise en matière d'IA.

Attention, retraités (aspirants) flexi-jobbers !

La sécurité sociale adapte sa procédure de contrôle pour les pensionnés ayant un flexi-job, et ce à partir du 4e trimestre 2025.

Pour rappel : en tant que travailleur, vous devez prouver que vous avez été employé à 4/5 au moins par un ou plusieurs autres employeurs au cours du 3e trimestre précédant le trimestre du flexi-job.

Une autre règle s'applique aux pensionnés légaux. Pour eux, il suffit d'être inscrit au cadastre des pensions à la fin du trimestre T-2.

Jusqu'au 3e trimestre 2025, l'ONSS ne contrôlait que l'âge au moment où le pensionné commençait son flexi-job : toute personne âgée de 66 ans ou plus remplissait automatiquement les conditions.

À partir du 4e trimestre 2025, ce contrôle changera. L'ONSS ne tiendra plus compte de l'âge, mais vérifiera si :

  • vous êtes inscrit au registre des pensions au trimestre T-2 ;
  • si ce n'est pas le cas, si vous avez fourni au moins 80 % des prestations au trimestre T-3 et s'il n'y a pas eu de réduction du volume de travail.

Ce changement a des conséquences pour les personnes qui ont atteint l'âge de 66 ans, mais qui n'étaient pas encore inscrites au registre des pensions au cours du trimestre T-2, par exemple parce que la pension légale n'avait pas encore été demandée.

Quiconque sous-traite du travail doit également contrôler

À partir du 1er janvier 2026, les règles relatives à la responsabilité de la chaîne seront considérablement renforcées en Flandre. Les entreprises qui travaillent avec des sous-traitants seront désormais activement responsables de ce qui se passe dans leur chaîne. Fraude sociale, emploi illégal ou sous-rémunération chez un sous-traitant ? Dans ce cas, le donneur d'ordre pourra également être tenu responsable. Il ne sera plus possible de fermer les yeux, les contrôles seront obligatoires.

Pourquoi votre pension perd de sa valeur

Comme on le sait, le gouvernement De Wever met en œuvre d'importantes réformes dans le domaine des pensions. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ? Les nouveaux chiffres du Bureau du Plan montrent qu'il s'agit d'une réduction considérable des revenus des (futurs) pensionnés. Découvrez ici pourquoi ces réformes sont si injustes.

Le « ratio de prestation » : pourquoi devez-vous le connaître ?

Dans le débat sur les pensions, le terme « ratio de prestation » revient souvent. Cela semble compliqué, mais c'est en fait très simple : il s'agit du rapport entre votre pension et votre dernier salaire.

Si ce ratio diminue, l'écart entre les retraités et le niveau de vie des personnes qui travaillent encore se creuse. Alors que les prix et les salaires augmentent, les pensions restent à la traîne. Selon le Bureau du Plan, ce ratio diminue pour les salariés, les indépendants et les fonctionnaires. D'ici 2070, nous serons donc collectivement beaucoup plus pauvres lorsque nous cesserons de travailler.

Qui sera le plus touché ?

Les chiffres ne mentent pas : les économies sont importantes et inégales.

  • Les fonctionnaires sont les plus touchésEn supprimant les calculs avantageux (les « tantièmes ») et en calculant la pension sur l'ensemble de la carrière (45 ans au lieu des dernières années), la valeur de leur pension diminue de près de 12 %.
  • Les salariés font d'importantes concessionsPour ceux qui travaillent dans le secteur privé, le ratio diminue de plus de 9 %.
  • Les femmes sont les plus touchéesDans le secteur privé, les femmes sont plus durement touchées que les hommes. Ces mesures ne font qu'accroître l'écart entre les pensions des hommes et des femmes.
  • Les indépendants échappent en grande partie à la règlePour les indépendants, le ratio diminuera de 3,1 % d'ici 2070. Pourtant, l'OCDE avait déjà dénoncé l'avantage injuste dont bénéficient les pensions des indépendants. Depuis 2021, ceux-ci perçoivent en effet une pension plus élevée sans cotisations proportionnelles.
Les économies cachées : prospérité et égalité

Le gouvernement affirme protéger les pensions, mais les petits caractères racontent une autre histoire.

  1. La dotation pour la prospérité disparaîtNormalement, les pensions – en particulier les plus basses et les plus anciennes – augmentent davantage lorsque l'économie se porte bien, tout comme celles des salariés. Le gouvernement gèle ce mécanisme, ce qui touche directement tous les retraités. Cela entraîne une baisse générale du ratio de prestations de 3 % d'ici la fin de cette législature et une économie de 380 millions d'euros. Cette mesure soi-disant temporaire entraîne une perte de pouvoir d'achat jusqu'après 2070, comparable à un saut d'index.
  2. Une pénalité en cas d'adversitéAuparavant, les périodes de chômage ou de maladie comptaient pour la pension comme si vous aviez travaillé (périodes assimilées). Le gouvernement limite désormais fortement cette possibilité. Ceux qui ont de la malchance dans leur carrière sont donc doublement pénalisés.
  3. Bonus-malus : un système trompeur Le nouveau bonus de pension semble attrayant, mais pour de nombreux travailleurs – en particulier les femmes et les personnes ayant un parcours professionnel irrégulier – il fonctionne comme une pénalité (malus) lorsqu'ils ne peuvent pas travailler assez longtemps ou assumer des responsabilités familiales. De plus, le fait que le bonus soit désormais exprimé en pourcentage plutôt qu'en montant fixe favorise les revenus les plus élevés. L'OCDE critique également la condition stricte des 35 ans de carrière, car elle a un effet dissuasif et accroît encore les inégalités.
Notre conclusion : ce sont les travailleurs qui paient la note

Le ministre Jambon affirme que ces réformes sont nécessaires pour éviter de nouveaux impôts. En réalité, elles compromettent la réduction du risque de pauvreté chez les seniors qui avait été engagée sous les gouvernements précédents.

Pour nous, ces mesures constituent une attaque directe contre le principe du statu quo, qui interdit toute détérioration significative des droits sociaux. En dissociant les pensions de la prospérité et en réduisant simultanément les périodes assimilées, ce gouvernement fait porter la facture du vieillissement de la population principalement à la classe ouvrière.

La solidarité est le fondement de notre société.

Ces chiffres montrent à quel point ce fondement est mis à mal. Nous exigeons une pension qui permette de vivre, et pas seulement de survivre.

Indexation des centimes : quels changements pour l'indexation de nos salaires ?

Le gouvernement de l'Arizona souhaite introduire une indexation dit « centime ». Il s'agit d'un saut partiel de l'indice, qui serait appliqué deux fois au cours du prochain mandat : en 2026 et en 2028.

Nouvelle année, nouvelles règles : quels changements en 2026 ?

À partir du 1er janvier 2026 – et au cours de l'année –, de nombreux changements pourraient vous concerner en tant que salarié. Pensez notamment aux salaires et avantages, au crédit-temps et aux emplois de fin de carrière, au chômage, à la pension, aux flexi-jobs et au travail de nuit. Nous vous présentons ci-dessous les principaux changements en langage clair.

Les intérimaires ont droit eux aussi à une prime de fin d’année !

En décembre, nous attendons tous avec impatience notre prime de fin d'année. Les intérimaires y ont également droit, à condition de remplir certaines conditions. Nous vous résumons tout ci-dessous.