Vous partez à la retraite en 2027 ? Voici ce que vous devez savoir sur les nouvelles règles

En raison de l'aggravation du déficit budgétaire et du vieillissement de la population, le gouvernement fédéral Arizona a profondément remanié le système de retraite afin d'en garantir la viabilité financière. Les principaux changements ont un impact majeur sur les pensions de retraite qui prendront effet à partir de 2027.

Important à savoir : dans la législation sur les retraites, une année de travail à temps plein compte théoriquement toujours 312 jours ouvrés (52 semaines × 6 jours ouvrés). Voici les cinq principaux changements concernant votre retraite :

1. Une condition de carrière plus stricte pour la retraite anticipée

À compter du 1er janvier 2027, une année de carrière devra compter au moins 156 jours travaillés ou assimilés (soit exactement la moitié d’une année à temps plein) pour être prise en compte dans le calcul de votre retraite anticipée. Jusqu’en 2027, 104 jours suffisaient.

Le nombre d’années requis reste inchangé : il vous faudra toujours 44 années de carrière à 60 ans, 43 ans à 61 ou 62 ans, et 42 ans à partir de 63 ans.

Mesures transitoires

  1. Garantie : toute personne pouvant déjà prendre sa retraite au plus tard le 1er janvier 2027 en vertu des règles actuelles conserve définitivement ce droit.
  2. Atterrissage en douceur : pour les personnes nées avant 1966, cette mesure plus stricte repousse la date de départ à la retraite d’un an au maximum ; pour celles nées en 1966, de deux ans au maximum.
  3. Jusqu’à cinq « jours de réserve » automatiques sont prévus (au cas où vous n’atteindriez pas tout à fait les 156 jours), ainsi que des « jours de compensation » pour les salariés à temps partiel ayant un horaire variable.
2. Nouvelle exception : départ à la retraite à 60 ans en cas de carrière très longue et très pénible

L’une des revendications du syndicat a été satisfaite : une nouvelle possibilité de prendre sa retraite à 60 ans est instaurée, pour laquelle 42 années de carrière suffisent.
Les conditions d’accès sont toutefois particulièrement strictes : chacune de ces 42 années doit compter au moins 234 jours effectivement travaillés (soit au moins les trois quarts par an). Les périodes assimilées (maladie, crédit-temps, emplois de transition) ne sont pas prises en compte, à quelques exceptions près, telles que le chômage temporaire et le congé de maternité.

3. Le nouveau bonus de retraite

Toute personne qui reporte sa retraite au-delà de l’âge légal de la retraite (actuellement 66 ans ; à partir de l’année de naissance 1964, cet âge passera à 67 ans) est récompensée.

Vous bénéficiez d’une augmentation brute de votre pension de 2 %, 4 % ou 5 % (selon votre année de naissance) par année supplémentaire de travail.

  • Condition : vous devez totaliser au moins 35 années (de 156 jours chacune) et avoir travaillé ou bénéficié d’une assimilation pendant au moins 7 020 jours au total (ce qui correspond à 22,5 années de travail à temps plein).
4. La pénalité de retraite en cas de départ anticipé

Si vous prenez votre retraite anticipée à compter du 1er janvier 2027 et que vous ne remplissez pas la double condition d’ancienneté (35 ans et 7 020 jours au total), vous serez soumis à une pénalité.

Votre pension brute sera alors réduite à vie de 2 %, 4 % ou 5 % par année d’anticipation (en fonction de votre année de naissance).

Exception : les personnes qui attendent l’âge légal de la retraite, ou celles qui auraient pu prendre leur retraite anticipée avant 2027 mais qui ont néanmoins continué à travailler, échappent toujours à cette pénalité.

5. Réduction de la constitution de pension en cas de chômage et d’emplois fin de carrière
  • Limitation des assimilations : la part d’inactivité « moins souhaitable » (chômage complet, préretraite/RCC et emplois fin de carrière) est plafonnée. À partir de juillet 2027, celle-ci ne pourra plus représenter que 20 % à 40 % de l’ensemble de votre carrière (selon votre année de naissance). Tout ce qui dépasse ce plafond ne donne plus droit à une pension.
  • Limitation du salaire fictif : si vous commencez un emploi fin de carrière après le 1er février 2025 et que vous prenez ensuite une retraite anticipée, vous accumulez alors beaucoup moins de droits à la retraite pour ces jours non travaillés (calculés sur la base du salaire minimum au lieu de votre salaire effectif). Attention : si vous occupez votre emploi fin de carrière jusqu’à l’âge légal de la retraite, vous conservez bien votre accumulation normale de droits à la retraite.

Tableau récapitulatif : l’influence de votre âge

Dans ce tableau, vous trouverez un aperçu de l’impact des différentes mesures, spécifiquement pour votre année de naissance.

 

 

Gel de la prime de vacances des retraités jusqu'en 2029 ?

Dans sa quête de milliards, le gouvernement De Wever envisage de ne plus indexer la prime de vacances des retraités au cours des prochaines années.

La prime de vacances pour les retraités ?

Cette prime annuelle est versée aux retraités en mai, en complément de leur pension, afin qu’ils puissent, à l’instar des actifs, profiter de la période estivale. Il s’agit d’un montant en grande partie forfaitaire, calculé en fonction du statut et de la situation familiale, qui augmente au rythme de l’indice-pivot..

Quelles sont les propositions actuellement à l’étude ?

Le gouvernement envisagerait de ne pas faire évoluer la prime de vacances en fonction des quatre indexations prévues jusqu’en 2029. Il souhaite ainsi combler une partie du déficit restant dans le budget des pensions. Une nouvelle augmentation de la cotisation dite « Wijninckx », de 12,5 % à 15 %, serait également à l’étude. Cette cotisation vise la constitution de pensions complémentaires très élevées et relève donc, à nos yeux, d’un tout autre ordre qu’une mesure touchant l’ensemble des retraités.

Quel en serait l’impact ?

Près de 90 % des salariés retraités en ressentiraient les effets. Selon nos calculs, la perte s’élèverait à 101 euros par an pour les personnes seules et à 126 euros par an pour une pension familiale.

Notre avis ? Cela peut sembler un détail, mais le pouvoir d’achat des seniors est sous pression depuis longtemps déjà et nous soutenons donc pleinement la résistance à cette mesure de la part des partis qui se soucient réellement de nos concitoyens !

Jours fériés et étudiants jobistes : implications

Les vacances de Noël approchant, de nombreuses entreprises font appel à des étudiants jobistes. Ont-ils droit à une rémunération pour le jour de Noël et le jour de l’an ?

STIP : l'Europe investit dans le transport maritime et aérien vert

La Commission européenne a lancé le nouveau plan d'investissement pour un transport durable (STIP), un programme d'investissement visant à accélérer la transition vers des carburants respectueux du climat dans les secteurs de l'aviation et du transport maritime. Il s'agit d'alternatives telles que l'hydrogène, l'éthanol, l'ammoniac et les carburants aériens durables (SAF), qui doivent rendre les secteurs moins dépendants du kérosène et du mazout classiques, polluants.

L'urgence est grande. D'ici 2035, l'Europe devra produire environ 20 millions de tonnes de carburants durables pour atteindre ses objectifs climatiques. Le besoin total d'investissement est estimé à 100 milliards d'euros. Avec le STIP, l'UE souhaite déjà investir 2,9 milliards d'euros, provenant en grande partie de ressources existantes, afin d'accélérer la production de ces carburants en Europe.

Une opportunité pour l'Europe, mais aussi des risques

IndustriAll Europe salue cette ambition, mais souligne une condition préalable importante : la transition verte dans les secteurs maritime et aérien doit être réalisée par une industrie manufacturière européenne forte. Sans une construction navale, une industrie aéronautique et un savoir-faire technologique solides, l'Europe risque de devenir dépendante de la production hors UE. Il ne s'agit donc pas seulement de savoir quels carburants l'Europe utilisera, mais aussi où ils seront fabriqués et qui effectuera le travail.

Isabelle Barthès, secrétaire générale adjointe d'IndustriAll Europe : « L'Europe ne doit pas répéter les erreurs de la dernière décennie, lorsque les financements publics ont stimulé la demande de nouveaux navires, mais que le travail est parti en Asie. Cette fois-ci, nous avons besoin d'un cadre industriel européen qui garantisse la création de valeur et d'emplois en Europe. »

Quels sont les enjeux ?

Si l'Europe parvient à développer et à ancrer la production de carburants verts sur son territoire, nous pourrons

  • réduire notre dépendance énergétique
  • renforcer notre industrie
  • créer des emplois de qualité dans des secteurs d'avenir

Mais si les investissements sont détournés vers d'autres régions, l'Europe risque de prendre du retard tant sur le plan économique que technologique.

Conclusion

Le STIP est une étape importante vers un transport plus durable, mais cette transition ne peut réussir que si l'Europe mise non seulement sur les carburants verts, mais aussi sur la capacité industrielle à les produire ici et sur les travailleurs qui doivent opérer cette transition. Seules la production européenne, l'innovation et des emplois de qualité peuvent nous permettre d'en tirer profit.

🍴 Tout savoir sur le chèque-repas

Les chèques-repas sont l’avantage extralégal le plus populaire et le plus répandu en Belgique. Plus de 2 millions de travailleurs y ont droit dans notre pays. Pour les employeurs, les chèques-repas sont une forme de rémunération intéressante car ils sont exonérés de cotisations sociales et d'impôt. Pour les travailleurs également, ces chèques sont exonérés de cotisations sociales et d’impôts sur les revenus. Le revers de la médaille est que les travailleurs ne reçoivent pas de chèque-repas lorsqu’ils sont malades ou au chômage temporaire par exemple. De plus, aucune cotisation n’étant due sur ces chèques, ce sont autant de recettes qui ne rentrent pas dans les caisses de notre sécurité sociale.