Les événements marquants de la vie, tels qu’une maladie ou le départ d’un être cher, exigent calme, proximité et compréhension. Or, par le passé, les salariés se heurtaient souvent à des cadres juridiques rigides. Heureusement, grâce à de récentes modifications législatives, une plus grande flexibilité s’installe sur le lieu de travail, notamment en matière de congé de soins palliatifs et de congé de deuil en cas d’euthanasie programmée.
Nous vous présentons ci-dessous un aperçu clair de toutes les règles et nouveautés.
Nouveauté : prendre son congé de deuil en cas d’euthanasie programmée avant le décès
Le deuil ne commence pas seulement lorsque la personne n’est plus là. En cas d’euthanasie programmée, les jours qui précèdent les adieux ont également une valeur inestimable : pour partager des souvenirs, dire ce qu’on a encore sur le cœur ou simplement être ensemble en silence.
Quels sont les changements ?
La Chambre a adopté un nouveau projet de loi le 8 octobre 2026. Désormais, les salariés auront le droit de prendre leur congé de deuil légal en cas d’euthanasie programmée avant même le décès. Vous n’aurez donc plus besoin de puiser dans vos propres jours de congé ou de prendre un congé sans solde.
Combien de jours de congé de deuil conservez-vous ?
Le nombre total de jours légaux reste inchangé, mais peut être utilisé de manière plus humaine :
- 10 jours en cas de décès d’un conjoint ou d’un enfant
- 3 jours en cas de décès d’un parent
(Pour les autres membres de la famille, les règles légales spécifiques restent applicables)
Congé palliatif sur mesure : des périodes plus courtes sont possibles
Les personnes qui s’occupent d’un proche en phase terminale doivent souvent jongler entre leur travail et les soins. Des soins sur mesure nécessitent un congé sur mesure.
Quels sont les changements ?
Alors qu’auparavant, le congé de soins palliatifs devait obligatoirement être pris par blocs d’un mois complet, la nouvelle réglementation permet de le prendre par périodes plus courtes d’une ou plusieurs semaines. Vous pouvez ainsi mieux adapter les soins aux besoins du moment. (Attention : la division en périodes hebdomadaires plus courtes nécessite l’accord de l’employeur).
Qui peut en bénéficier ?
La durée maximale reste fixée à 3 mois par patient (temps plein, temps partiel ou 1/5). Important : il n’est pas nécessaire d’être un membre de la famille. Toute personne s’occupant d’un ami, d’un voisin ou d’un autre proche peut également demander un congé de soins palliatifs.