Découvrez ici les principaux changements qui entreront en vigueur le 1er avril 2026.
1. Réforme des heures supplémentaires (volontaires)
Les heures supplémentaires de relance et autres heures supplémentaires volontaires sont supprimées et remplacées par un système unique et uniforme d'heures supplémentaires volontaires :
Combien ? Désormais, il est possible d'effectuer jusqu'à 360 heures supplémentaires volontaires par an (voire 450 dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration).
Net : 240 de ces heures sont « net-net » (c'est-à-dire exonérées de cotisations sociales et d'impôts). Elles ne sont donc pas prises en compte pour votre pension ou d'autres avantages. Les heures supplémentaires volontaires ne donnent pas droit à un repos compensatoire. Nous déconseillons donc à tout le monde de signer de tels accords !
Uniquement pour les travailleurs à temps plein ou les travailleurs à temps partiel qui travaillent déjà à temps partiel depuis au moins 3 ans (en cas d’augmentation temporaire de la charge de travail) et qui ont donné leur consentement explicite et écrit à cet effet. Ce consentement est valable pour un an à compter de ce moment-là et peut être prolongé tacitement.
2. Nouvelles règles relatives au travail de nuit
L’interdiction générale du travail de nuit disparaît de la législation.
• Mise en place simplifiée : les employeurs peuvent désormais introduire plus facilement le travail de nuit en modifiant le règlement du travail ou une convention collective.
• Nouvelle définition de la nuit : le travail de nuit s'applique désormais entre 23h00 et 06h00 (au lieu de 20h00 à 06h00) dans le secteur du commerce électronique et de la distribution. La distribution concerne plusieurs secteurs, mais ne s'applique qu'aux entreprises actives dans le commerce de détail ou de gros, le commerce électronique ou la logistique pour le compte de tiers.
Primes de nuit : Attention : pour les nouveaux travailleurs qui débutent à partir du 1er avril, les primes de nuit dans le commerce électronique et la distribution ne seront obligatoires qu'à partir de 23h00 au lieu de 20h00. Pour les électriciens, il existe toutefois une recommandation sectorielle visant à maintenir les primes actuelles également pour les nouveaux travailleurs.
3. Délai de préavis maximal de 52 semaines
Pour les contrats de travail conclus à partir du 1er avril 2026, le délai de préavis en cas de licenciement par l'employeur est plafonné.
Dès qu'un salarié a 17 ans d'ancienneté, le délai de préavis est fixé à 52 semaines.
Attention : les contrats de travail existants ne sont pas concernés par cette mesure !
4. Le cadre pour les horaires de travail
Un cadre pour les horaires de travail à temps plein dans le règlement du travail suffit : alors qu'auparavant l'employeur devait inclure tous les horaires de travail à temps plein, il suffit désormais d'un cadre précisant :
o les jours où le travail est effectué ;
o la plage horaire pendant laquelle le travail peut être effectué ;
o la durée minimale et maximale du travail journalier ;
o la durée normale et maximale du travail hebdomadaire.
Possibilité d'un emploi à 1/10e : le minimum d'emploi à 1/3e disparaît donc pour tout le monde.
5. Salaire minimum (GGMMI)
Le revenu mensuel minimum moyen garanti (ggmmi) augmentera de 35,70 euros bruts au 1er avril 2026. Cette augmentation résulte des accords sociaux conclus pour renforcer les salaires les plus bas.
Qu'est-ce qui ne change pas (encore) en avril ?
Bien qu'il ait beaucoup été question de l'« indice des centimes » (qui limite l'indexation des salaires supérieurs à 4 000 euros), la date de mise en œuvre, initialement prévue en janvier puis en avril, est actuellement fixée au 1er juin 2026.