Cela a commencé avec les femmes. Dans l'accord dit de Pâques, des milliers de personnes de plus de 55 ans sont exclues de l'assurance chômage. Pourquoi ? Parce qu'ils ont travaillé à temps partiel. Cette situation touche principalement les femmes dans les secteurs des soins, des services et même dans nos secteurs d'activité.
Selon les nouvelles règles, d'ici 2030, il faudra pouvoir présenter une carrière à temps plein de 35 ans. Les personnes qui ont travaillé à 4/5e pendant des années perdront donc leur protection. 10.000 femmes risquent ainsi de se retrouver dans la pauvreté. Une sanction absurde pour des années de soins, de flexibilité et d'engagement.
Le ministre Clarinval (MR) présente maintenant un nouveau paquet de mesures, qui touche encore plus de personnes. Il propose notamment :
- de diviser par deux l'indemnité de licenciement ;
- de réintroduire la période d'essai ;
- de limiter à six mois la protection contre le licenciement des candidats aux élections sociales ;
- d'introduire le travail en accordéon, où l'employeur détermine votre rythme de travail en fonction de son calendrier annuel ;
- augmenter le nombre d'heures supplémentaires à 360 (voire 450 dans l'hôtellerie), sans motivation, consultation ou repos.
Et comme si cela ne suffisait pas : étendre les flexijobs, autoriser le travail de nuit, ignorer la concertation sociale... Clarinval appelle cela de la « modernisation ». Pour nous, il s'agit d'une attaque en règle contre nos droits.
Sa politique obéit à une logique : flexibiliser, déréguler, économiser. Non pas pour améliorer le travail, mais pour augmenter les profits.
Les coûts ? Il les répercute sur les travailleurs et sur notre sécurité sociale. Cela ne passe pas.
Qu'ils travaillent à temps plein, à temps partiel ou qu'ils soient temporairement sans emploi, tous risquent de perdre quelque chose. C'est pourquoi nous descendons en masse dans la rue le 25 juin. Contre la démolition. Contre l'hypocrisie. Et pour un marché du travail qui tienne compte des personnes.
Notez le 25 juin dans votre agenda. Nous ne laisserons pas passer cela.